Les conférences se déroulent au début de l’allée P
Pensez à vous rendre à votre conférence en avance, les places sont limitées.

Compte tenu du report du salon, le programme ci-dessous va être modifié. Le nouveau programme sera mis en ligne très prochainement.

Vendredi 20 mars – Vivre en cohérence aujourd’hui

12h – Ca va changer avec vous
Julien VIDAL

Après avoir passionné des dizaines de milliers de lecteurs avec le récit de son cheminement écocitoyen dans « Ça commence par moi : soyons le changement que nous voulons voir dans le monde », paru au Seuil en 2018, Julien Vidal revient aujourdhui avec cet ouvrage hors normes, bourré dinventivité et doutils concrets pour vous permettre de passer à laction face à lurgence écologique et de rayonner autour de vous.

Initiative individuelle à son lancement le 1er septembre 2016, Ça commence par moi est devenu un mouvement collectif qui illustre lengouement croissant des Français pour les enjeux écocitoyens. Très présent sur le Web grâce au site cacommenceparmoi.org qui a cumulé plus d1 million de visites lannée dernière ainsi quaux vidéos mensuelles réalisées avec Brut Nature qui dépassent les 10 millions de vues, la dynamique se concrétise aussi partout en France avec lorganisation de conférences et dateliers auxquels ont participé des milliers de personnes, de tous les âges, de tous les milieux et de tous les niveaux dengagement.

14h– Passage piéton, récit d’une detox numérique
Laurence BRIL

Alors que les réseaux sociaux et Internet occupent une place croissante dans nos vies, au point d’être parfois perçus comme aliénants, Laurence Bril montre qu’il est possible – et salvateur – de prendre la tangente et de se déconnecter. Elle nous raconte comment, après s’être longtemps noyée dans le grand bain numérique, elle a opéré sa transition digitale en troquant son smartphone contre une paire de baskets. Au fil des pages et des kilomètres, de balades littorales en trails alpins, l’air pur se substitue aux pixels, l’esprit se libère et un souffle nouveau apparaît. Avec la possibilité d’envisager, au bout du chemin, une autre relation au numérique, apaisée et maîtrisée…

Journaliste spécialisée dans les usages numériques, Laurence Bril a créé trois sites Internet consacrés aux impacts des univers connectés sur la famille et l’intergénérationnel, avant de s’éloigner des écrans pour se rapprocher des chemins de randonnée. Elle est l’auteur de plusieurs livres. Le dernier, Passage piéton, paru chez Rue de l’échiquier, fait le récit de sa détox numérique par la marche et le trail.

16h– Vivre mieux sans croissance
Juliette DUQUESNE

La planète étouffe sous l’effet des nuisances de l’humain. La biodiversité s’amenuise. Le dérèglement climatique s’accentue. La pollution des sols, de l’eau et de l’air s’aggrave…Dans le même temps, nos leaders continuent à rechercher la croissance à tout prix, comme s’il s’agissait d’une panacée, alors qu’elle inflige à la nature et aux ressources vitales des dégradations irréversibles. Le consommateur, lui, n’est jamais rassasié, constamment incité à acquérir du superflu.
La croissance à marche forcée est-elle le seul moyen d’éradiquer le chômage et de résoudre les problèmes de la dette ? Depuis plus d’un demi-siècle, Pierre Rabhi prône au contraire la «sobriété heureuse »et la «puissance de la modération ». Oui, dit-il, nous pouvons vivre mieux sans croissance. D’autres modes d’existence sont possibles, sans que nous soit pour autant imposée une dictature verte.
A l’appui de ces convictions mises a l’épreuve des faits, Juliette Duquesne a enquêté et interroge quelque soixante spécialistes – économistes, sociologues, politologues, entrepreneurs, ainsi que des citoyens d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Spécialisée dans des thématiques économiques et environnementales, Juliette Duquesne a travaillé pendant dix ans à la rédaction du journal de TF1. Elle a cosigné avec Pierre Rabhi « Pour en finir avec la faim dans le monde », « Les Semences » (2017), « Les Excès de la finance » et « L’eau que nous sommes » (2018).

Samedi 21 mars – Cohabiter avec la nature

12h – Sauvons les insectes !
François LASSERRE

Les rencontrerTenter la zénitude. Ne plus les stigmatiser. Offrir espace et temps Ne pas les manger (pour le plaisir)Jardiner avec eux Jouer à lapprentiscientifiqueSoutenir des actions. Les considérer comme des individus. 10 actions concrètes et positives pour protéger et sauver les insectes en disparition!

François Lasserre, auteur, médiateur et enseignant autour des insectes et la biodiversité. Il est également vice-président de l’Opie (Office pour les insectes et leur environnement) et administrateur de Traces (médiation scientifique) et du Graine IdF (éducation à l’environnement). Auteur de dizaines de livres sur les insectes, idées reçues…
https://www.francois-lasserre.com/

14h – De la terre à l’assiette : 50 idées reçues sur l’agriculture et l’alimentation
Marc DUFUMIER

Le glyphosate est-il un cancérigène avéréMangeons-nous trop de viande? De poisson? Peut-on rester en bonne santé en adoptant un régime vegan? Doit-on lexplosion du nombre de cancers aux produits chimiques présents dans nos aliments? Peut-on consommer bio et pas cher? Leau peut-elle un jour venir à manquer? Aura-t-on demain de quoi nourrir 10 milliards d’êtres humains? Pourquoi la plupart des tomates nont-elles plus de goût? Le gluten est-il mauvais pour la santéMangerons-nous des algues et des insectes?

Ingénieur agronome, Marc Dufumier a découvert lagroécologie à 22 ans, non sur les bancs dAgroParisTech où il était étudiant, mais à Madagascar, lorsque des femmes analphabètes lont initié à une agriculture paysanne respectueuse de lHomme et de son environnement. Devenu professeur à AgroParisTech et expert sur des missions de terrain aux quatre coins du monde, il est aujourdhui lun des spécialistes les plus reconnus dans le domaine de lagroécologie. Il est également président de Commerce équitable France.

16h – Table ronde – Agriculture et urbanisme : comment concilier habiter et cultiver ?
Jacques CAPLAT, Florence PRESSON, Daniel EVAIN et le collectif Nous voulons des coquelicots

Depuis 2017, les communes ne peuvent plus utiliser de pesticides de synthèse ni de glyphosate. Depuis le 1er janvier 2019, les habitants non plus. Cependant, les épandages de pesticides et de produits chimiques à proximité des habitations, des écoles et des espaces de vie des habitants ont un impact non négligeable sur la santé publique. Depuis plusieurs mois, des maires de plus de 120 communes un peu partout en France ont pris des arrêtés pour limiter la distance d’usage des pesticides à proximité de ces lieux, pour protéger la santé de leurs administrés. Ces arrêtés sont systématiquement cassés par les préfets. Mais quelques juges des référés ont estimé queu égard à la situation locale, cest à bon droit que ces maires ont considéré que les habitants de leurs communes étaient exposéà un danger grave, justifiant quils interdisent lutilisation des produits en cause.

Se pose donc la question pour ces agriculteurs industriels de faire évoluer leurs pratiques dans un contexte où les citoyens sont de plus en plus virulents quand à leur santé et le droit à être respecté. Devrons nous bientôt choisir entre habiter ou cultiver nos espaces? Y a t il une ou des solutions pour sortir de cette impasse? Comment aider et accompagner nos agriculteurs? Autant de questions auxquels ce débat tentera de répondre. 

Jacques Caplat est agronome et ethnologue. Fils de paysan, il a été conseiller agricole en chambre d’agriculture, puis animateur à la fédération nationale d’agriculture biologique. Il a notamment participé à la création du réseau Semences paysannes et s’est impliquédans des actions de développement dans des pays du Sud. Il est l’auteur de nombreux rapports et conférences sur l’agriculture biologique, ainsi que des livres Changeons d’agriculture (2014) et L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité. Démonstration (2012). Il est secrétaire général d’Agir pour l’Environnement.

Nous voulons des coquelicots est un groupe de bénévoles sans argent, composé dune quinzaine de personnes, parmi lesquelles une directrice de crèche (retraitée), des décorateurs, une étudiante, une céramiste, deux paysans, une enseignante, une psychanalyste, des membres dONG, deux journalistes. Ce groupe appelle les citoyens à ne plus accepter que les pesticides qui sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant continuent à être utilisés sans scrupule. Les pesticides sont dans leau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et lestomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations àla naissance. Lexposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers. Une association a été créée en septembre 2018 et un ouvrage a été édité aux Liens qui Libèrent par Fabrice Nicolino, son président, et François Veillerette. Actuellement des centaines de groupes en France se sont constitués, ils se réunissent les premiers vendredis soirs de chaque mois devant la mairie de leur commune. Plus d’un million de français ont signé l’Appel des Coquelicots.

Florence Presson est adjointe déléguée à la Transition énergétique, numérique et à l’économie circulaire au Maire de Sceaux, un des premiers à avoir pris un arrêté anti pesticides. Elle est co-fondatrice du collectif des maires face aux pesticides.Elle est également membre du conseil dadministration de lInstitut National de lEconomie Circulaire (INEC), conseillère de Xavier Lemoine, vice-président de la Métropole du Grand Paris et chargée de mission à la ville de Montfermeil.

Daniel Evain a repris l’exploitation familiale. Il a arrêté d’étendre ses terres afin de préserver les capacités de son exploitation. La qualité au profit de la quantité ! Il est l’un des précurseurs du Bio en Île-de-France puisqu’il obtient le label il y a plus de 15 ans, époque où cette agriculture n’avait pas encore le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Il est aussi un des membres créateur de la Coopérative Agricole Bio d’Île-de-France et très engagé, notamment auprès des jeunes agriculteurs qu’il aide à l’installation. Daniel Evain est un pilier pour nombre de personnes. Son implication politique dépasse son département puisqu’il est un membre actif à la Confédération Paysanne. Sonexploitation est entièrement gérée en Bio. Il n’utilise ni engrais chimiques ni intrants dans ses champs, la rotation de culture lui permet de protéger sa terre comme il se doit. Les associations de plante lui sont d’une grande aide, tout comme les filets pour protéger les récoltes d’insectes pondeurs. En cultivant les petits pois par exemple qui libèrent de l’azote dans le sol, il peut y ensuite faire pousser des blettes, qui raffolent d’azote. Très peu mécanisé, il travaille à la main, et emploiei ainsi une main d’oeuvre locale.

Dimanche 22 mars – Sortir de l’écologie punitive, oui à une écologie positive

12h – Agir ensemble pour réussir la transition écologique
Grégory DERVILLE

Nous sommes nombreux à nous posela question «Que faire et comment faire pour engager la transition écologique près de chez moi ? » Nous sommes nombreux à avoir envie dagir, mais pas forcément à avoir les connaissances ou les compétences.
Pour commencer, partager une vision globale des raisons pour lesquelles la transition écologique est une nécessité urgente (pic pétrolier, dérèglement climatique, crise de la biodiversitéproblématiques sociétales, financières et économiques). Puis une description précise de la stratégie à adopter pour lancer et développer une «initiative de transition »sur votre territoire, animer un réseau associatif, sensibiliser le public et les élus, etc. Et enfin, de nombreuses actions à développer, des plus faciles aux plus ambitieuses : AMAP et magasins de producteurs, Repair Cafés, recycleries, magasins coopératifs, espaces-test agricoles, jardins dinsertion, habitat participatif, ateliers vélo, monnaies locales, avec des exemples détaillés qui ont rencontré le succès. La marche à suivre pour chaque type de projet afin d’éviter les pièges, de trouver du soutien, d’anticiper les démarches administratives, … 

Spécialiste des politiques environnementales, Grégory Derville est enseignant à lUniversité de Lille. Il simplique à plusieurs niveaux dans le collectif Beauvais en transition (promotion du vélo en ville, jardin partagé) et dans la création dun écolieu dans le Limousin. Il donne des conférences et anime des stages dinitiation àla permaculture. Il a déjà publié « La permaculture – En route pour la transition écologique » et «Réussir la transition écologique – Outils pratiques pour agir ensemble » aux éditions Terre Vivante.

14h – Vivre autrement la démocratie locale
Christian PROUST

«La politique, ce nest pas pour moi, cest trop compliqué, et ça ne sert à rien !» Combien de fois navons-nous pas entendu cette phrase ? De plus en plus rétifs aux appareils politiques, trop sclérosés et conformistes, les Français nen demeurent pas moins passionnés par la chose publique, et restent très attachés à des idées comme la transparence, la démocratie participative et le non-cumul. Mais trop souvent, il leur manque les clés pour se lancer eux-mêmes et faire la politique. Aujourd’hui, c’est possible de relever un défi : lutter contre la lassitude des citoyens et leur donner envie de se présenter à des élections locales pour passer à laction. Chacun peut décrypter, par des explications simples et concrètes, le jargon dun conseil municipal ou de ladministration, décoder le fonctionnement de la vie politique locale et le «qui fait quoi » et connaître les démarches nécessaires (et les obstacles). Christian Proust est allé à la rencontre de cinq initiatives communales innovantes et efficaces qui redonnent une crédibilité à laction politique locale.

Christian Proust connaît bien le monde politique local pour avoir travaillé plus de vingt ans auprès d’élus, maires et présidents de Conseil Général. Après avoir été directeur général adjoint des services dun département, il sest présenté à des élections municipales (liste citoyenne) puis départementales. Auteur du « Guide pratique pour oser s’impliquer dans la vie politique locale » aux éditions Rue de l’Echiquier. À Vincennes, ce sera la 56e et dernière étape de son « tour de France citoyen », au cours duquel il a rencontré des dizaines de listes citoyennes et participatives qui se présentent aux élections municipales 2020 pour « vivre autrement la démocratie locale ».

16h – Pour en finir avec l’écologie punitive
Olivier BLOND

Aujourdhui, respirer tue. En France, la pollution de l’air fait 48 000 victimes par an. C’est le plus grand scandale sanitaire de ces dernières années; les pics de pollution se succèdent et pourtant, rien ne change. Les mesures pour lutter contre cette hécatombe, dès qu’elles touchent à la voiture, se heurtent à une même critique :  laccusation en «  écologie punitive  ». Expression qui résume à elle seule l’impasse dans laquelle se trouve notre politique écologique. On nous demande des sacrifices plutôt que de protéger notre santé ou nos emplois.
Il est possible aujourd’hui de repenser l’écologie à la racine pour la sortir de sa dimension moralisante et punitive; montrer que le souci de l’environnement n’est pas une affaire de clivage entre gauche et droite, ou entre citadins et banlieusards, mais un défi qui nous concerne tous ; et proposer, enfin, une transformation profonde jusqu’àprésent, on a voulu mettre la société au service de l’environnement, il s’agit désormais de faire l’inverse. Olivier Blond nous propose un manifeste pour une écologie joyeuse, fondée sur la justice et linnovation. 

Journaliste, écrivain et militant écologiste, Olivier Blond est aussi le président de Respire, lassociation nationale pour la préservation et lamélioration de la qualité de lair. Auteur de l’ouvrage « Pour en finir avec l’écologie punitive »aux éditions Grasset. https://www.respire-asso.org/

Lundi 23 mars – S’inspirer des peuples autochtones pour mieux respecter la nature

12h – Table ronde – Défendre les droits des peuples autochtones pour que la nature soit respectée
Lorenza GARCIA, Marine CALMET, Corto FAJAL

Autour du monde, vivent plus de 5 000 peuples autochtones avec 4 000 langues différentes, des coutumes et des cultures propres. Cependant, ils partagent certaines réalités difficiles : lexpulsion de leurs terres, la négation de leur culture, les attaques physiques et le fait d’être traités comme des citoyens de seconde zone. Une valeur fondamentale les anime : le lien très étroit entre leur identité, leur mode de vie et leur terre. Ils se considèrent comme les «gardiens» ou les «dépositaires» des terres pour les prochaines générations. Perdre leurs terres équivaut à perdre leur identitéLes terres sur lesquelles ils vivent sont bien souvent riches en ressources. Les gouvernements et les entreprises privées se les sont appropriées, les ont vendues, louées ou simplement pillées et polluées. La reconnaissance internationale de l’écocide, entendu comme un acte criminel consistant à détruire délibérément et en totalité un écosystème, est urgentGrâce à lorganisation de tribunaux populaires, lAlliance Globale pour les droits de la Nature, regroupant des ONG du monde entier, applique les dispositions de la Déclaration universelle des droits de la Terre Mère datant davril 2010. Trop souvent isolés, persécutés, ignorés, les peuples en lutte contre les projets d’écocides viennent y faire entendre leurs voix. Un plaidoyer pour la reconnaissance des crimes contre la Nature, une main tendue pour soigner les blessures de la Terre.

Chanteuse, musicienne et compositrice, Lorenza Garcia est née en France dune mère italienne et dun père andalous ; elle est passionnée par la culture des Navajos et partage sa vie depuis maintenant 18 ans entre la France et lArizona, où se situe en grande partie la terre Dineh, «Le Peuple » en langue navajo. Cest au sein de sa «seconde famille » quelle a été initiée aux chants traditionnels. Pour Lorenza, sa musique nous montre que la survie de son peuple adoptif est en jeu. Un peuple pour lequel actuellement : «…le monde de largent détruit celui de lesprit. Gitane dEurope par mon père, les amérindiens sont les Gitans de lAmérique.» Elle vient de réaliser un documentaire « Le chant qui guérit » diffusé sur Ushuaïa TV le 19 février dernier. www.navajo-france.com

Porté par un intérêt particulier pour la nature sauvage et ses habitants, Corto Fajal est réalisateur de films documentaires depuis une vingtaine dannées. En tant quexplorateur des sociétés et cultures traditionnelles, il aime partager ses découvertes avec le grand public. Le support du film documentaire lui permet ainsi de faire connaître des modes de vie différents, dautres conceptions et perceptions du monde. Une belle invitation au voyage, à la curiosité mais également à la réflexion sur nos sociétés daujourdhui. Ainsi, après avoir vécu 5 ans aux côté de Jon et les Samis, éleveurs de rennes au-dessus du cercle polaire, « Jon face aux vents »est sorti en 2011. En novembre 2018, Corto Fajal réalise ensuite, au terme de trois expéditions, le film « Nous Tikopia », après avoir séjourné seul pendant presquun an sur l’île de Tikopia, dans larchipel des Salomon en Mélanésie.
www.le-blog-de-robun.com/

Marine Calmet est avocate de formation, juriste en droit de lenvironnement et des peuples autochtones. Présidente de Wild&Legal, elle oeuvre aussi en tant que chargée de plaidoyer pour lONG Nature Rights, qui s’engage pour la reconnaissance des droits de la Nature et le respect des droits des peuples premiers dans le monde et notamment en Guyane française. Porte-parole dans l’Hexagone du collectif Or de question, le collectif citoyen opposé au projet “Montagne d’or” et à lindustrie minière en Guyane, elle plaide pour une transformation de notre rapport au vivant dans le respect des limites planétaires.

14h – Le choix du vivant
Eric JULIEN

À une époque où notre modèle de société, basé sur une croissance exponentielle dans un monde fini, pousse les collaborateurs des entreprises au burnout, en même temps quil conduit à l’épuisement des ressources naturelles, Eric Julien nous propose un chemin de résilience qui décolonise les imaginaires et permet de retrouver le sens du vivant. Et ce chemin, il la trouvé en sinspirant des Indiens Kagabas, derniers héritiers des sociétés précolombiennes : face à des travailleurs qui affirment se sentir déboussolés par le style de management de leurs supérieurs, les indiens Kagabas démontrent une aptitude à communiquer, à dépasser les conflits, somme toute à « manager » une équipe, qui apparaît comme révolutionnaire afin dimaginer un monde professionnel plus responsable, efficace et apaisé.
Il aura fallu six années de recherches afin didentifier les neuf « principes du vivant », reflet des neuf principes biologiques mis en œuvre par les indiens Kagabas, qui tendent à nourrir une « spirale évolutive pour un management vivant ». Expérimentés avec succès dans nombre dentreprises françaises et internationales, ces principes permettent à ces dernières de traverser les crises, devenir plus réactives, plus justes et plus pérennes, afin de se réinventer et d’évoluer avec la vie.

Éric Julien est géographe et consultant en entreprise. Il est lauteur de nombreux ouvrages dont « Le chemin des neufs mondes ou Kogis : le message des derniers hommes »(Albin Michel). En 1997, il fonde lassociation Tchendukua, préconisant un mode dexistence basé sur la recherche de l’équilibre et le respect de lautre. Il est co auteur de l’ouvrage « Le choix du vivant » aux éditions Les Liens qui Libèrent.

16h – Ce que les peuples racines ont à nous dire
Frederika VAN INGEN

Comment les savoirs des peuples racines peuvent-ils nous inspirer dans notre approche de la santé, et dans nos façons de nous mettre en lien, à nous-mêmes, aux autres, et au monde qui nous entoure ? Frederika Van Ingen est allée à la rencontre de chamanes mongols et samis, a interrogé les pratiques des hommes et femmes-médecine Kogis ou des guérisseurs Maasaï pour comprendre la nature de ces savoirs ancestraux…et ce qu’ils ont à nous apprendre. 

Pour les Lakotas d’Amérique du Nord, les Kagabas de Colombie, les Amchis tibétains, les Quechuas d’Amazonie et bien d’autres peuples racines, la santé est d’abord synonyme d’équilibre. Dans le regard du chamane, du guérisseur ou de l’homme-médecine, la maladie est un symptôme : celui d’un déséquilibre qui prend sa source au-delà de la personne. C’est un regard qui change tout : nos corps sont les cellules du monde, nos groupes et sociétés ses organes, et nos maux physiques et psy­chiques, les signes d’une maladie du vivant qui nous habite. Frederika Van Ingen explore ici la façon dont ces soignants utilisent cette connaissance pour panser les maux, avec une efficacité sou­vent surprenante. Huttes de sudation, diètes de plantes, peintures de sable, voyages chamaniques, transes, rituels, offrandes, sym­boles, contes, mythes, chants, danses, arts en général : leurs outils de guérison, au premier abord mystérieux, possèdent de vrais le­viers d’action universels. Reconnus par des millénaires d’expérience que nous avons nous-mêmes oubliés, les savoirs de ces peuples sont une source d’inspi­ration essentielle pour restaurer nos propres équilibres, ceux de nos corps et de notre pensée, comme ceux de nos sociétés.

Frederika Van Ingen, journaliste et auteur de Sagesses d’ailleurs pour vivre aujourd’hui (Les Arènes, 2016), a exploré les thématiques de la médecine, de l’écologie, de la psychologie, avant de découvrir qu’elles étaient réunies avec une grande cohérence dans la vision millénaire des peuples racines. Sa recherche se concentre sur les passerelles à créer entre notre monde moderne et ces savoirs ancestraux. Elle anime égale­ment le « Cercle des passeurs ».

Vous pouvez consulter le programme des conférences 2019.

Vous pouvez consulter le programme des conférences 2018.

Vous pouvez consulter le programme des conférences 2017.

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